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Discours du 4 mai 2026

Vincent Caure · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°218

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Cet examen en deuxième lecture marque l’aboutissement d’un travail législatif qui améliorera concrètement la vie professionnelle et, par la même occasion, la vie personnelle de centaines de médecins formés au Royaume-Uni avant le Brexit.Chers collègues, j’ai déjà eu l’honneur d’exposer pourquoi il est nécessaire de voir ce texte aboutir ; les données du problème n’ont pas changé depuis que je me suis exprimé devant vous il y a quelques semaines. Des médecins français et britanniques ayant commencé leurs études au Royaume-Uni avant le Brexit sont actuellement privés de leurs droits d’exercer la médecine en France. Depuis six ans, ils sont piégés par les conséquences du Brexit puisqu’ils ne bénéficient plus de la reconnaissance automatique de leur diplôme. Ils sont donc contraints de faire un choix indigne eu égard à leur parcours d’études comme à leur parcours de vie : renoncer à l’exercice facile de la médecine pour venir s’installer en France ou poursuivre leur activité professionnelle à l’étranger, loin de leurs proches.Comme nous le savons, beaucoup de nos territoires souffrent de la désertification médicale – un phénomène connu, documenté, éprouvé par beaucoup de nos concitoyens. Dès lors, pourquoi nous priver de médecins formés quand, en outre, beaucoup d’entre eux sont français ? L’erreur serait d’autant plus manifeste que le Royaume-Uni accepte, lui, d’accueillir des médecins diplômés au sein de l’Union européenne et reconnaît aisément leurs qualifications.Le Brexit a été un choix souverain des Britanniques et il ne m’appartient pas de le commenter. En revanche, nous devons entendre nos concitoyens installés outre-Manche qui demandent de l’aide face aux conséquences directes et concrètes du Brexit dans leur vie. Il nous appartient de mettre fin à la situation absurde qu’ils vivent. C’est pourquoi la proposition de loi sur laquelle nous votons aujourd’hui en deuxième lecture est un texte nécessaire, qui se justifie par la circonstance extraordinaire qu’a été le Brexit et par le fait que cet événement étranger a bouleversé la vie de millions de nos concitoyens.Ce texte prévoit une procédure claire et encadrée pour les citoyens français, européens et britanniques diplômés au Royaume-Uni et ayant débuté leur formation avant le 31 décembre 2020. Son parcours législatif a été d’une rapidité remarquable, qui témoigne de la justesse de notre action. Alors qu’il a été déposé en novembre dernier, nous avons aujourd’hui l’occasion de l’adopter définitivement. La loi serait, dans ce cas, promulguée moins de six mois après le dépôt de la proposition.Les centaines de Français et de Britanniques capables d’exercer la médecine en France – profession si précieuse au bien-être collectif – attendent, eux, cette loi depuis six ans. Nous ne devons pas les décevoir. Il faut donc voter largement en faveur de ce texte. Pour nos concitoyens, pour ces citoyens britanniques, pour ces médecins, cette loi n’effacera pas le Brexit, mais elle effacera les conséquences administratives désastreuses que cet événement a eues sur leur vie. (Applaudissements sur les bancs des groupes EPR et HOR.)

Bravo Éric !

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).