Discours du 9 décembre 2025
Vincent Ledoux · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°86
Le frelon asiatique représente un risque bien identifié, non seulement pour la biodiversité, mais aussi pour la sécurité des habitants lorsqu’un nid se forme près d’une école, d’un équipement sportif ou d’un immeuble d’habitation. La loi du 14 mars 2025 visant à endiguer la prolifération du frelon asiatique a prévu l’élaboration d’un plan national de lutte, qui constitue un cadre clair et attendu. Cependant, un an après son adoption, le décret d’application n’a toujours pas été publié, ce qui signifie que le plan n’est pas encore entré dans sa phase opérationnelle.Dans ma circonscription, comme ailleurs, les maires agissent, chacun à leur manière : prise en charge totale ou partielle des destructions, piégeage plus ou moins structuré, recours à l’expertise écologique ou non, selon des délais et des règles différents. Cette diversité n’est pas le signe d’un manque d’engagement local, bien au contraire, mais elle montre la nécessité d’une coordination nationale plus lisible, surtout en période de forte contrainte budgétaire.La loi a également prévu un volet essentiel relatif à la recherche et à l’innovation, afin de développer des systèmes plus efficaces, sélectifs, non toxiques et potentiellement déployables à grande échelle. Là aussi, les élus locaux attendent des avancées : détection automatisée, réduction des coûts de destruction, méthodes plus sélectives. Ils veulent savoir ce que l’État entend faire.Madame la ministre, à quelle échéance le gouvernement prévoit-il de publier le décret d’application de la loi du 14 mars 2025, donc d’activer réellement le plan national dans les départements ? Dans l’attente, quelles mesures de coordination l’État peut-il mettre en place pour éviter que les communes, pourtant très engagées, n’agissent de manière trop dispersée ? Enfin, comment et avec quels moyens le gouvernement entend-il mettre en œuvre le volet « recherche et innovation » prévu par la loi, pour permettre l’émergence de solutions réellement efficaces et déployables à grande échelle ?
C’est une bonne nouvelle. Les communes et les apiculteurs sont vraiment en attente de ces mesures car la dispersion de l’action nuit à la cohérence de l’ensemble. On me dit que dans le Sud, le frelon est déjà en train de frapper – il fut un temps où l’hiver apportait encore un peu de répit, aujourd’hui, plus du tout. Tout le territoire est concerné. Le plan national est attendu par les préfets, qui vont coordonner les actions sur leur secteur, mais aussi par les maires, que je veux saluer ici. Les actions qu’ils mènent sont très importantes et occasionnent des dépenses budgétaires supplémentaires. Chacun essaie de collaborer comme il peut à cette lutte qui est devenue une lutte nationale.
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).