Discours du 13 janvier 2026
Vincent Rolland · Session ordinaire 2025 -2026 · séance n°111
Nous nous prononçons aujourd’hui, avec beaucoup de retard lié à l’instabilité politique de notre pays, sur le texte qui doit permettre l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de 2030 dans les Alpes françaises. Dans quatre ans, après Chamonix en 1924, Grenoble en 1968 et les fameux Jeux d’Albertville en 1992 – qui avaient à leur tête notre collègue Michel Barnier ici présent, mais aussi Jean-Claude Killy –, la France accueillera de nouveau les Jeux olympiques d’hiver. Cette nouvelle édition est le résultat d’une candidature commune présentée par Laurent Wauquiez et Fabrice Pannekoucke, présidents successifs de la région Auvergne-Rhône-Alpes, et Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Je me réjouis que ce texte avance enfin pour donner de la visibilité aux acteurs impliqués dans cet événement. Nous le constatons chaque jour : l’organisation de ces jeux représente un défi important, puisqu’il s’agit de montrer la capacité de notre pays à accueillir de grandes manifestations sportives.Les Jeux olympiques et paralympiques de 2030 constituent une formidable occasion pour nos athlètes d’exprimer leur talent et de faire briller la France, et c’est aussi à eux que je souhaite m’adresser en les encourageant, alors que l’édition des JO d’hiver de 2026 va bientôt commencer à Milan et à Cortina d’Ampezzo, avec de belles promesses de médailles.Quatre ans, cela semble loin, mais au regard de notre droit administratif, c’est très court pour aménager et pour réaliser les infrastructures complémentaires, nécessaires à la bonne organisation de cet événement. Car quand bien même la France et le Cojop ont fait le choix de la sobriété en réutilisant utilement des équipements hérités des JO d’Albertville de 1992 – notamment les tremplins de saut à Courchevel et la piste de bobsleigh à La Plagne – ou d’autres événements comme les championnats du monde de ski organisés à Courchevel-Méribel en 2023, des aménagements complémentaires restent à réaliser. À droit constant, il n’est pas possible de tenir les délais, d’où cette loi d’exception.C’est donc l’occasion d’assouplir certaines règles pour l’organisation des Jeux, notamment en termes d’urbanisme. Le besoin d’un texte-fleuve de plus de quarante articles doit tout de même nous interroger. On a atteint un tel niveau de bureaucratie et de contraintes réglementaires dans ce pays que nous sommes obligés de créer des exceptions à notre droit pour tenir des délais ! Cela montre, une nouvelle fois, la taille de l’ogre normatif français, que certains ici nourrissent un peu plus chaque jour et qui entrave nos concitoyens, nos entreprises, nos collectivités et nos associations !Durant nos débats, nous avons pu aboutir à des ajouts utiles permettant de nouvelles expérimentations pour nos territoires et surtout de créer un nouvel héritage à la suite à cet événement : je pense, par exemple, à l’adaptation des contraintes pour l’aménagement des domaines skiables ou à la préférence régionale pour la commande publique proposée par notre groupe. Ces jeux doivent être pensés pour les populations locales et marquer une transition vers la montagne du futur. Dès lors, il est effarant de constater qu’on s’est agité sur certains bancs pour torpiller les avancées de ce projet de loi. Nous ne nous résignerons pas à cette illusion de la décroissance ni à la volonté de mettre nos montagnes et nos territoires ruraux dans le formol idéologique. (Mme Émilie Bonnivard applaudit.)Avant de conclure, je tiens à rappeler qu’il faudra éviter tout dérapage budgétaire, étant donné le contexte très contraint dans lequel nous évoluons. Nous attendons par ailleurs bien plus de certains opérateurs publics, comme Réseau de transport d’électricité – RTE – ou la SNCF en ce qui concerne l’aménagement d’infrastructures pérennes. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe DR.)Le groupe Droite républicaine souhaite la pleine réussite de ces jeux 2030 qui porteront nos régions, nos Alpes, notre pays au plus haut, et il appelle évidemment, comme son président ici présent, à voter ce texte. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR. – M. le président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation applaudit également.)
Il y en a, de la neige, et même des avalanches !
Tout ça, c’est grâce à la Savoie !
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).