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Discours du 17 juin 2026

Vincent Rolland · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°274

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Monsieur le ministre de l’éducation nationale, nous constatons une baisse quasi généralisée des effectifs d’élèves. C’est le cas dans les écoles – de nombreux maires subissent des fermetures de classe – tout comme dans les collèges, dont les départements assurent le fonctionnement, la rénovation ou encore la construction. Dans dix ans, au sein d’un seul et même département, on prévoit que le nombre de collégiens aura diminué de plusieurs milliers.Cette évolution n’est pas sans conséquence sur le dimensionnement futur des établissements et l’adaptation des investissements publics aux besoins réels des élèves, des enseignants ainsi que des personnels administratifs et techniques. Si l’éducation nationale a communiqué ses projections démographiques, elle n’a pas précisé les conséquences qu’elle entend en tirer, s’agissant par exemple de l’organisation future des collèges.Le conseil départemental de la Savoie est prêt à engager des travaux dans deux établissements pour plus de 68 millions d’euros, mais il attend encore de disposer des éléments nécessaires au calibrage de ses investissements. Ma question est simple : quelle stratégie nationale l’État déploiera-t-il pour adapter nos écoles, nos collèges et nos lycées à cette baisse démographique ? (Applaudissements sur les bancs du groupe DR.)

Nous arrivons au terme d’un travail de plusieurs années, qui a débuté avec une mission d’information lancée en octobre 2024. Il faut dire que, derrière la technicité du sujet, l’enjeu est fondamental. Il s’agit de conforter l’hydroélectricité française et de refermer enfin les précontentieux européens sur la mise en concurrence des concessions et sur la position d’EDF qui paralysaient notre parc depuis plus de dix ans.Je l’avais dit lors de l’examen en première lecture : sans énergie, pas d’industrie, pas de mobilité, et, surtout, pas de souveraineté. Propre, renouvelable et, surtout, pilotable, l’hydroélectricité demeure notre meilleure alliée pour absorber les pics de consommation, que ni l’éolien ni le solaire ne savent gérer. Source de près de 75 térawattheures produits en 2024, soit 14 % de notre électricité, elle est une colonne vertébrale pour notre système électrique.La commission mixte paritaire a réussi à trouver un équilibre. Elle a préservé l’architecture adoptée par notre assemblée : le passage du régime de concession au régime d’autorisation, qui sécurise juridiquement les exploitants tout en maintenant les ouvrages dans le patrimoine de l’État. Elle a confirmé l’ouverture maîtrisée du marché – EDF mettra des capacités virtuelles à disposition des autres opérateurs sous le contrôle de la CRE –, sans affaiblir EDF ni désarticuler nos chaînes d’ouvrages par vallée.Je veux souligner que, tout en conservant les apports de l’Assemblée nationale, la CMP a aussi amélioré le texte. Je pense en particulier aux garanties qui protègent nos collectivités territoriales des effets financiers de la réforme et à la visibilité de long terme qui est offerte aux exploitants, aux industriels, aux investisseurs.Permettez-moi à présent un mot plus personnel, comme élu de la Savoie.Dans mon département, l’hydroélectricité n’est pas une abstraction, mais renvoie à un paysage, à une histoire, à une économie. C’est la houille blanche, née dans nos Alpes, qui a fait naître l’industrie au fond des vallées et les milliers d’emplois qui y sont associés. Ce sont les grands barrages de la Tarentaise, du Beaufortain et de la Maurienne, qui alimentent la France bien au-delà de nos montagnes et qui ont parfois été construits au prix de sacrifices traumatisants.Par conséquent, lorsque nous parlons d’investissement et de modernisation, je pense aussi à ces territoires qui attendent depuis des années qu’on lève enfin l’incertitude pour rénover leurs ouvrages, développer les stations de transfert d’énergie par pompage et, tout simplement, augmenter les puissances de production. Ce texte se traduira par des chantiers dans nos territoires, il favorisera l’expression des compétences et assurera des recettes fiscales pour les collectivités.Je veux aussi, une dernière fois dans cet hémicycle, saluer les femmes et les hommes de la filière, qui font vivre ces ouvrages, souvent loin des regards.Aujourd’hui, nous reprenons notre destin en main, nous sécurisons notre modèle, nous protégeons notre patrimoine et nous rouvrons l’avenir de toute une filière. Reculer maintenant en rejetant le texte au profit d’une quasi-régie – solution illusoire, que l’ensemble des acteurs auditionnés a écartée – reviendrait à condamner notre hydroélectricité à des décennies d’immobilisme.Parce que ce texte est nécessaire, parce qu’il est solide juridiquement, la Droite républicaine votera en faveur des conclusions de la commission mixte paritaire. (Applaudissements sur les bancs du groupe DR. – Mme la rapporteure applaudit également.)

Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).