Discours du 28 février 2024
Virginie Joron · Cadre européen relatif à une identité numérique (débat)
C’est un vaste sujet! La surveillance est importante. Et effectivement, aujourd’hui, nous avons des législations au niveau national qui encadrent déjà ce volet surveillance. Le problème, c’est la dérive liée à l’utilisation de ces nouveaux outils. La biométrie est peut-être utile pour certains services, notamment dans les aéroports, pour faciliter les passages, mais il faut l’encadrer. Il faut aussi voir quelle société utilise ce type de données parce qu’on le sait très bien, ce sont des données qui sont importantes et certaines entreprises les utilisent. On l’a vu avec l’affaire de Facebook: cette société a revendu à d’autres organisations les données obtenues.
Donc oui, la surveillance, il faut l’encadrer et nous continuerons à le faire. Mais il faut savoir quel usage en faire, c’est pour cela qu’il faut encadrer; c’est nécessaire d’être là en tant que garde-fous par rapport à ceux qui utilisent ces moyens utiles pour la société. On l’a vu dans le cas de la crise COVID: il y a eu des dérives, avec des discriminations à l’égard de certaines populations. Selon moi, c’est cela, le risque pour l’avenir, si on met cela dans les mains de services et d’autorités, disons, autoritaristes.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.