Discours du 17 septembre 2024
Virginie Joron · Mesures à l'échelle mondiale envers les plateformes de médias sociaux - Renforcer le rôle du DSA et protéger la démocratie et la liberté dans l’environnement en ligne (débat)
Monsieur le Président, Madame la Commissaire, chers collègues, Digital Service Act ou plutôt Digital Surveillance Act. Pendant que votre ami Mario Draghi, l'homme qui a aidé la Goldman Sachs et la Grèce en dissimulant les déficits, dresse un état des lieux désastreux de l'Union européenne en matière de technologie et d'innovation, la France menotte en plein été le directeur de Telegram et la Commission fait la chasse à Twitter, ou X, qui propose des interviews avec Donald Trump. Même le directeur de Proton Mail parle de suicide économique. Le commissaire Breton, prolixe de sa chaise longue pour envoyer des missives en plein été à Elon Musk, est un commissaire démissionnaire depuis hier à Bruxelles et ne pourra finalement plus s'expliquer auprès des députés.
Oui, un sale été pour la liberté d'expression et l'innovation sous prétexte, je cite, de protéger les citoyens européens. Les protéger de quoi, finalement? De la liberté de penser, de penser différemment? On n'a jamais entendu autant le mot «désinformation» qu'aujourd'hui. Plus le camp du bien perd des voix, plus il hurle à lutter contre la désinformation. Le Parlement nous enjoint même de vous demander un contrôle plus strict de Telegram. On l'a vu pendant la période COVID, avec cette censure folle et cette propagande vaccinolâtre, remise en question il y a quelques jours par le directeur de Meta qui a été obligé de suivre les instructions des gouvernements. Vous êtes finalement les pantins d'un système à l'agonie. L'Union que vous voulez, même avec un plan à 800 milliards d'euros, n'ira pas loin, mais c'est peut-être là l'arnaque.
Source : compte rendu officiel du Parlement européen (API Open Data, data.europarl.europa.eu), capturé le 2026-09-01. Texte reproduit dans sa langue originale de prononciation.