Discours du 26 juin 2026
Yannick Monnet · Session ordinaire 2025-2026 · séance n°289
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Je ne suis pas favorable à ces amendements, mais je les trouve curieux. Juste avant, vous avez refusé l’assistance. Quand on ne laisse pas au malade la liberté du mode d’injection, c’est qu’on refuse l’assistance. Quand la personne est capable physiquement d’accomplir le geste, mais qu’elle ne veut pas le faire elle-même et qu’elle veut que ce soit quelqu’un d’autre qui le fasse, elle demande assistance. Vous lui refusez cette assistance, et maintenant vous voulez introduire le mot dans le texte. C’est un peu incohérent. (Mmes Danielle Simonnet et Marie-Noëlle Battistel applaudissent.)Pour ma part, j’étais pour la liberté des modalités d’administration de la substance. Soit on est fébrile sur la liberté de conscience et on considère qu’il peut y avoir un trou dans la procédure au préalable, soit on est serein avec la procédure. Dans ce cas-là, si la personne ne peut pas moralement s’administrer la substance létale, le fait qu’elle le fasse faire par quelqu’un d’autre ne me pose aucun problème. Je trouve que ces amendements traduisent une fébrilité vis-à-vis de la procédure.
Moi non plus, je ne comprends pas ces amendements. Leurs auteurs pensent-ils vraiment que des médecins voudront aller au bout coûte que coûte, qu’ils sont des militants absolus de l’aide à mourir prêts à passer outre tout doute ? Les choses ne se passent pas comme cela ! Ces amendements sous-entendent que les médecins ne seront attachés qu’à la procédure, sans tenir compte du patient. Je pense que la vérité sera exactement inverse : il n’y a pas un médecin qui ne soit l’écoute de son patient, surtout dans le cadre d’une aide à mourir !
Source : compte rendu intégral officiel de l'Assemblée nationale, capturé le 2026-09-01. Texte reproduit tel que publié par l'Assemblée, hors interventions de présidence de séance (ouverture, clôture, mise aux voix).